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L’hydrogène est intéressant d’un point de vue environnemental uniquement s’il est dit « vert », produit à partir de l’électrolyse. En effet, c’est sa forme décarbonée qui attise les convoitises et qui lui permettra de se développer. Le projet européen est notamment de l’imposer dans des secteurs gourmands en énergie pour favoriser une transition verte. Des collaborations sont notamment avec l’étude avec l’Ukraine ou encore le Maghreb.
Applications fluviales :
L’hydrogène se développe de plus en plus dans le secteur de la mobilité lourde, le bateau n’est pas en reste et compte bien l’intégrer. Les paquebots ainsi que les fjords de Norvège font déjà l’objet de projets zéro émission, traduisant cette volonté de faire du secteur fluvial un des premiers champs d’application. Pour remplacer le diesel, notamment sur les transports de marchandises, les navettes miseraient sur la pile à combustible, qui pourrait également fournir l’alimentation à quai. On constate donc des projets qui se multiplient en Europe, sur les fleuves comme en bord de mer.
Les technologies de production et de stockage :
Production : Bien que la façon la plus connue de produire de l’hydrogène vert décarboné reste l’électrolyse elle n’est pas la seule. En effet, la pyrogazéification, et la thermolyse permettent également de produire cette forme d’hydrogène, et le choix se fait par rapport aux conditions de chaque projet afin d’en déterminer la plus pertinente.
Stockage : Après l’avoir produit, il s’agit de le stocker, d’où la collaboration avec les industriels pour la conception de réservoirs dont l’entreprise française Faurecia est un acteur incontournable. Le stockage peut également se faire dans des cavités souterraines au sein des réseaux de gaz.
L’aéronautique :
L’aéronautique n’est pas en reste et prévoit également cette transition vers l’hydrogène, face notamment à l’aménagement des premières stations en Europe pour alimenter des bus et véhicules terrestres. Initialement prévue pour l’électricité au bord des avions, depuis la crise, l’hydrogène pourrait servir également à la propulsion et cela concerne les petits appareils destinés au tourisme comme les avions de ligne. Airbus prépare notamment un avion pour l’horizon 2035. La règlementation et les tests restent néanmoins des enjeux à surveiller dans ce secteur.
L’hydrogène, un pilier pour la transition énergétique :
Avec des investissements réalisés toujours plus importants, de l’ordre de 470 millions d’euros pour la Commission Européenne, l’hydrogène s’impose encore et toujours comme un pilier sur lequel il faudra compter pour la transition énergétique, faisant notamment partie du Green Deal. En effet, les Européens, emmenés par plus de 22 pays misent dessus, malgré quelques oppositions, avec un projet d’intérêt commun (IPCEI), et comptent rattraper leur retard sur d’autres pays comme la Chine, la Corée et le Japon ayant placé ce vecteur d’énergie comme une priorité. Le tout reste maintenant de coordonner les territoires aux différentes échelles, nationales, régionales, et européennes afin d’en disposer de la manière façon et faire accorder les différentes stratégies.
Une approche globale de la mobilité :
Dans un horizon de décarbonisation du transport, l’hydrogène a également un rôle à jouer. En effet, en offrant une autonomie plus importante et une complémentarité à la batterie qui recharge plus rapidement, il permet au secteur de la mobilité, que ce soient des voitures ou la mobilité lourde comme le bus, de se développer. Le secteur ferroviaire également connait une substitution au diesel par l’hydrogène tandis que des plans de relance sont prévus dans l’aéronautique pour des futurs vols et drones à hydrogène. Dans une logique de réduire son empreinte carbone, l’industrie maritime prévoit également une transition vers l’hydrogène et s’organise donc à cet effet afin d’en diminuer les coûts et d’en développer un réseau mutualisé.
L’industrialisation en mode Giga :
Afin de faciliter cette transition, l’Europe doit se doter des moyens de production les plus efficaces pour les piles à combustibles, les réservoirs ainsi que les électrolyseurs nécessaires à la production d’hydrogène vert. Il s’agira ainsi de l’ère des Gigawatts. De nombreux projets sont notamment en cours, initiés par la Commission Européenne mais de nombreux questionnements subsistent sur les stratégies à adopter, la place des start-ups dans cette transition, ou sur les déploiements régionaux. Les réponses à ces questions permettront aux Etats de mettre en place une stratégie commune adéquate pour décarboner la société.
alex.roman@surfeo.eu Office: +33 (1) 55 17 14 73
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