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La ministre des armées Florence Parly et la Direction de la Maintenance Aéronautique (DMAé) ont initié la transformation en profondeur du maintien en condition opérationnelle (MCO) aéronautique qui s’est concrétisée par la notification de plus de quinze contrats verticalisés en trois ans. De nouveaux marchés de verticalisation ont été notifiés le 29 décembre dernier.
La disponibilité des flottes d’aéronefs des trois armées ayant été jugée trop faible, au détriment de l’entraînement des équipages, la réforme voulue par la ministre des Armées a abouti à la création de la DMAé et à la réforme du MCO aéronautique induite, ayant pour objectif de donner aux armées la capacité nécessaire pour leur entraînement et pour l’accomplissement de leurs missions, qu’elles soient sur le territoire français ou en opérations extérieures. En 2017, pour le MCO d’un aéronef, le ministère des Armées pouvait passer jusqu’à 30 contrats de maintenance différents. Désormais, il y a pour chaque flotte un maître d’œuvre pour la maintenance avec un guichet unique pour la logistique. Lors d’un point presse en début d’année, le ministère des Armées a fait valoir que « l’industriel a tous les leviers en main », et « dispose de la visibilité, de la durée, il a l’ensemble de la chaîne à sa responsabilité. Il peut donc planifier, il peut donc recruter, il peut investir, il peut innover, il peut anticiper les obsolescences techniques ». De plus, la rémunération de l’industriel est incitative, fondée majoritairement sur le nombre d’heures de vol. Cette refonte totale de la relation entre le ministère des Armées et l’industrie privée et publique a abouti à des premiers résultats particulièrement tangibles pour les contrats de 2019, notamment sur le nombre d’heures de vol toujours en augmentation depuis 2018 pour les flottes d’entraînement (où la DMAé a externalisé l’intégralité du soutien), la flotte d’hélicoptères Tigre et le Rafale.
Sur les 16 contrats de verticalisation signés depuis 2019, six l’ont été l’année précédente : Falcon 50M et 200G (Calipso), moteur M88 du Rafale (Bolero), Fennec de l’armée de l’air (Sahara), Guépard, conduite des opérations aérospatiale SCCOA (Vassco) et Mirage 2000 (Balzac). La durée des contrats a aussi été allongée : jusqu’à 14 ans pour la flotte Mirage 2000.
L’année 2022 a démarré avec le nouveau contrat de soutien des Mirage 2000 de l’armée de l’Air, notifié à Dassault Aviation par la DMAé. Ce contrat, baptisé BALZAC, prévoit de couvrir la totalité de la flotte de Mirage 2000 de l’armée de l’Air et de l’Espace jusqu’à leur retrait de service. D’une durée de quatorze ans, il concerne la quasi-totalité des équipements des appareils dans leurvs versions B/C, -5 et D (dont ceux faisant l’objet d’une rénovation mi-vie). Jusqu’à présent, la maintenance de ces avions était réalisée par le biais d’une quinzaine de contrats séparés. La directrice de la DMAé a indiqué que le contrat va mettre fin à « une chaîne industrielle très éclatée qui empêchait de traiter les importants problèmes d’obsolescence des Mirage 2000 de manière proactive ». Du coté de Dassault Aviation, « BALZAC fait suite au contrat de MCO du Rafale (RAVEL) qui nous a été notifié en mai 2019 pour une durée de 10 ans et au contrat de MCO des Atlantique 2 notifié en septembre 2020 pour 10 ans également. Nos compétences d’architecte industriel et d’intégrateur de systèmes complexes nous permettent d’assumer des contrats de ce type. Nous sommes très honorés de la confiance renouvelée qui nous est témoignée par le ministère des Armées », a annoncé Eric Trappier, PDG de Dassault aviation, dans un communiqué. Puis, le contrat de verticalisation couvre l’ensemble des systèmes électroniques, notamment ceux produits par Thales.
Enfin, il y a d’autres leviers d’amélioration en perspective pour obtenir une pleine efficacité des contrats, tels que la transformation numérique avec le développement d’un futur système d’information du MCO aéronautique Brasidas dont le développement est mené par la DGA. En outre, des mesures de simplifications au niveau de l’application de réglementation de la navigabilité sont en train d’être étudiées par la DMAé avec les armées.
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